“Le funambule” de James Marsh (2008)

Le funambule

“L’histoire du “crime artistique du siècle” : en 1974, Philippe Petit tend un câble entre les tours du World Trade Center, à New York, alors les immeubles les plus hauts du monde, et passe presque une heure à danser en l’air avant de se faire arrêter par la police.” (résumé Allociné)

 

Directement sorti en dvd chez nous (malgré l’Oscar du meilleur documentaire obtenu lors de la cérémonie 2009), Le Funambule de James Marsh entreprend de retracer l’exploit (terme, pour une fois, tout à fait justifié) qu’accomplit Philippe Petit en déambulant, le 7 août 1974, sur un câble tendu entre les tours jumelles du World Trade Center…

Magnifique geste gratuit, à l’époque fort joliment qualifié de « crime artistique du siècle ».

Alors, Marsh ne cherche pas à faire œuvre de cinéaste et son documentaire, principalement constitué d’interviews des protagonistes de l’affaire et de reconstitution sensationnaliste (qui pourrait faire croire qu’on a malencontreusement zappé sur NRJ 12) ne dépare que peu du tout-venant télévisuel.

Pas grave.

L’essentiel est ailleurs. La force du film tenant toute entière dans cette saisissante histoire qu’il nous donne à voir. Dans cette exaltation que l’auteur parvient à faire ressentir.

Celle d’un artiste qui a accompli son rêve le plus fou, est allé au bout de lui-même et (pas plus que ses comparses, à voir leur émotion encore palpable, plus de trente ans après les faits), n’en est vraiment revenu.

Performance totale, sans autre but que la recherche de la beauté pure. Qui lui permit de toucher le ciel, au sens propre du terme… Une quête d’absolu qui aurait, en fait, presque pu se passer de tout commentaire.

Ce qui eut été fort dommage puisque nous aurions alors été privés de la sublime musique de Michael Nyman, dont l’entêtante tonalité (entre douce euphorie et poignante mélancolie) accompagne avec perfection la magie de l’instant.

On laisse le mot de la fin au principal intéressé, dont on sait gré d’avoir saupoudré d’un brin de poésie notre monde de brutes : « Pour moi, c’est une évidence : il n’y a pas besoin de permission quand on a envie de faire des choses belles. Il faut les faire, c’est tout. »

Et puis, voilà.

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