“Dogtown and Z-Boys” de Stacy Peralta (2001)

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“Un documentaire sur les pionniers du skate board dans les années soixante-dix.” (résumé Allociné)

 

Si vous avez vu le sympathique Lords of Dogtown de Catherine Hardwicke (sorti en 2005), vous connaissez peu ou prou l’histoire de ces seigneurs du bitume et aurez, en ce cas, plaisir à découvrir la « vraie » histoire qui a inspiré les auteurs.                                        Si non, c’est encore mieux et vous pourrez assister vierge à la projection d’un de ces légendaires récits comme la subculture aime en délivrer.

Stacy Peralta, l’un des protagonistes de la bande, s’en est donc allé sur les traces de son adolescence interviewer ses anciens compagnons : jeunes punks asociaux qui ont révolutionné le monde du skateboard en y instaurant une virtuosité et une vision de la discipline jusqu’alors inédites.

Le film nous amène ainsi à la rencontre de personnalités si atypiques que le ciné n’aurait pas osé en inventer (et auxquels il a d’ailleurs bien mal rendu hommage, tant le film qui en a été tiré paraît fade à côté de la réalité).                                                                                    Livre des témoignages de première main qui nous font revivre, quasiment en direct, cette glorieuse tranche d’Histoire. Et permet, du coup, de se replonger dans l’arrogance de la jeunesse, où l’absence de peur tient lieu de carburant.                                                       Période bénie dont la fougue se voit parfaitement retranscrite grâce à l’énergique montage (typique de l’auteur) et la bande-son, génialement estampillée 70’s.

Sans compter le supplément d’âme, ce bonus qui fait dépasser l’ensemble de l’anecdote propre à ne passionner que les aficionados de la planche.

Soit donc l’extraordinaire figure de Jay Adams : surnommé « la graine originelle » par ses pairs et seul à avoir su élever son activité au rang d’art.                                                       L’enfant sauvage dont l’insolent talent s’échoua sur les rives de ses tourments existentiels. Un génie dont l’osmose avec son skate était si forte, et la maîtrise de sa discipline si aisée, qu’il dépassa le simple défi sportif pour atteindre à l’expression intime.

Un Adams qui symbolise, presque à lui seul, l’épopée narrée. Celle d’une bande de losers, dépositaires d’une incroyable énergie carnassière ayant transformé leur sport à jamais. Qui ont apporté une crudité, et insufflé la vie, à une discipline qui en manquait cruellement.

Et rappelé (si besoin était) que la culture, la vraie, ne proviendra jamais de quelque bureau que ce soit. Mais naîtra toujours dans la rue.

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Une vision de l'activité sportive...
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